Extrait du BLOG "Alchimie du collège"

Quelle attitude adopter envers les élèves abominables?

Il y a quelques années, j'ai eu en cours, pendant un an, deux élèves absolument infects. Pas remuants, pas si mauvais, pas menaçants. Ils faisaient preuve à chaque seconde de la pire mauvaise foi, d'un talent inouï pour la victimisation, d'un esprit retors, pervers (trouvant en cinq minutes les failles de chaque enseignant, les fragilités  de tel ou tel), d'un penchant Iago. Evidemment, il y a eu un effet de contagion et l'ambiance de la classe est devenue pénible. A vrai dire, j'ai tout essayé, j'ai réussi à faire cours, j'ai fait le programme, obtenu le calme mais dans un climat odieux, pénible. J'ai terminé l'année essorée.

Nous les avons tous rencontrés ces élèves qui pourrissent une classe (ce qui est intolérable, les autres élèves ont droit à des cours normaux), un établissement, qui, selon les caprices de leur humeur, peuvent ruiner des cours, des classes. Les élèves et les parents trouvent cela scandaleux et ça l'est. Il y a de quoi s'indigner quand son enfant se retrouve dans la classe d'un camarade qui va constamment attirer l'attention, nuire au déroulement du cours, empêcher les autres d'apprendre, etc...

Les enseignants en sont profondément blessés.  Ils bénissent les jours où ces élèves sont absents, mesurent la différence. Espèrent un conseil de discipline et une exclusion (qui souvent reviendra à se refiler la patate chaude). Oui, nous les avons tous rencontrés ces élèves. Avec eux, rien ne marche vraiment : ni la peur, ni l'attention, ni la douceur...

Il ne s'agit pas d'être maso, de tendre l'autre joue

Avec ces élèves, donc, je crois que j'ai tout tenté cette année-là. Tous les registres, tous les stratagèmes, les sanctions. Sauf une chose. Me sentir responsable d'eux. Vraiment responsable. Pas de leurs conneries, de leurs travers. Responsable, pas coupable (je n'y pouvais pas grand chose). Il ne s'agit pas d'être maso, de tendre l'autre joue, de se mortifier, de les laisser faire (surtout pas !). Mais d'avancer d'un pas. De changer de position, de posture. De refuser de laisser tomber.

Il ne suffit pas qu'un élève fasse n'importe quoi pour qu'il me devienne totalement étranger, pour qu'il sorte de la sphère de ma responsabilité. M'en sentir responsable, donc, c'est, me semble-t-il aujourd'hui, la seule chose qui aurait pu rendre la situation moins pénible, qui aurait permis d' espérer faire avancer les choses. Sans miracle, évidemment. Mais cela aurait été une manière de reprendre, dans la douleur, la main et d'assurer un cadre.

Il y a des élèves terribles. Pas aimables. Pas méritants (mais avoir du mérite ce n'est pas qu'une question de volonté, c'est aussi une chance). Qui refusent l'aide qu'on leur propose. Qui mordent la main qui leur est tendue. C'est une très, très petite minorité d'élèves. Qui peut avoir un impact énorme cependant. Avec eux, on vous conseille tout un tas de choses : la fermeté, la dureté, la patience, la compréhension. On vous propose des outils pour la "gestion des élèves difficiles". Avec eux, ça se finit souvent pas une exclusion de l'établissement et, d'exclusion en exclusion, par une sortie du système éducatif sans rien du tout. Il faut dire qu'il n'y a souvent pas d'autres pistes et il n'est tout simplement pas possible de les laisser continuer ainsi.

Il faut se sentir responsable de ces élèves

Évidemment, je n'ai pas de solution toute faite pour ces élèves (ce serait trop beau). Il reste que lorsque je les vois, seuls, en conseil de discipline, il y a comme une sentiment terrible de peine qui m'étreint. Là, ils apparaissent seuls, un peu timides, gauches. Ce ne sont plus les mêmes. Ce n'est ni du pathos, ni du syndrome de Stockholm, ni du romantisme fasciné par la délinquance. Rien de tout ça. Leur visage (oui, oui, dans deux secondes je cite du Lévinas, j'arrive avec mes gros sabots) me désarme, me fait penser qu'on a lâché l'affaire, qu'on les sanctionne, certes, que c'est normal, mais aussi qu'on les abandonne.

Ils l'ont bien cherché diront quelques uns. C'est vrai. Ils savent ce qu'ils font. Oui, sans doute. Il n'y a rien d'autre à faire. Malheureusement, souvent, oui. Leur éducation, leur histoire est sans doute en cause, certes. Mais il faut aussi instruire et éduquer ces élèves là. Les envoyer dans la nature, les oublier ne suffit pas. Ce n'est ni sérieux, ni responsable. Même si ça a les apparences de la fermeté et la vertu du soulagement.

Je n'ai donc pas de solution. Mais une conviction. Il nous faudrait apprendre à nous sentir responsables de ces élèves. De refuser de les lâcher. Ca demande beaucoup d'efforts. Pas mal de discernement (il n'est pas question d'être lâche, gnangnan, collabo, faible, laxiste). De prendre sur soi (combien de profs exigent, quand ils se font insulter, un conseil de discipline, une exclusion,  préférant sauver leur image (ou, plus faux-cul, celle de l'Institution), leur ego, que de trouver une solution qui fasse avancer les choses, pour le bien de l'élève. C'est difficile (je le sais, j'en fais l'expérience) mais ça augmente notre capacité à aider les élèves: cela transforme la confrontation, l'opposition, l'explosion en relation.

Nous sommes les profs de tous, bons et mauvais

En tout cas, depuis que je tente de maintenir ce cap de responsabilité, j'ai le sentiment de mieux m'en sortir. La "bordelisation" illimitée peut trouver ici ses limites: l'élève se voit, malgré lui, malgré son attitude, malgré son refus, assigner une place dans notre responsabilité qui ne souffre pas d'atermoiements. En cela, il est "fixé". La responsabilité que l'on a vis-à-vis de lui, qui est tenace, continue, l'oblige. Il y a un point fixe qui permet de sortir plus ou moins du délire (sans que cela marche à tous les coups). La responsabilité ainsi conçue n'est pas un truc de dame d’œuvre, mais un exercice d'obstination.

Je pense ainsi que cette question de la responsabilité (maintes fois évoquée sur ce blog) devrait être au cœur des réflexions sur l'Ecole. Elle charrie dans son sillage d'autres questions essentielles: celle de la cohérence, de la continuité, du suivi des élèves, de ce qu'ils apprennent. Elle dépasse de loin celle de la "gestion", celle de la déontologie, de la bienveillance, du mérite, du talent, des mille manières d'avoir de l'autorité et des compétences professionnelles.

C'est une question d'attitude, de disposition, de perspective. Y penser, y travailler (je ne fais que lancer des pistes) ne changerait évidemment pas du jour au lendemain les situations impossibles, intolérables, qu'il nous est donné de rencontrer. Mais ce serait malgré tout une avancée majeure. Un moyen de rappeler que nous sommes les profs de tous les élèves, bons, mauvais, adorables, désagréables, méritants ou non, travailleurs ou glandeurs, que notre enseignement est dû, qu'il ne se mérite pas. Se sentir responsable, ce n'est pas abdiquer, ce n'est pas faire preuve d'angélisme ou de faiblesse: c'est, au contraire, redonner toute sa force à l'éducation.

[Ah, oui, j'oubliais, le texte de Lévinas ! Évidemment, ça constitue pas un programme pour la refondation de l'Ecole. Mais ça peut aider !

"Dans ce livre, je parle de la responsabilité comme de la structure essentielle, première, fondamentale, de la subjectivité. Car c'est en termes éthiques que je décris la subjectivité. L'éthique, ici, ne vient pas en supplément à une base existentielle préalable ; c'est dans l'éthique entendue comme responsabilité que se noue le nœud même du subjectif.

J'entends la responsabilité comme  responsabilité pour autrui, donc comme responsabilité pour ce qui n'est pas mon fait, ou même ne me regarde pas ; ou qui précisément me regarde, est abordé par moi comme visage (...) Positivement, nous dirons que dès lors qu'autrui me regarde, j'en suis responsable, sans même avoir à prendre de responsabilités à son égard ; sa responsabilité m'incombe. C'est une responsabilité qui va au-delà de ce que je fais. D'habitude, on est responsable de ce qu'on fait soi-même.

Je dis, dans Autrement qu'être, que la responsabilité est initialement un pour autrui. Cela veut dire que je suis responsable de sa responsabilité même. (...) La subjectivité n'est pas un pour soi ; elle est, encore une fois, initialement pour un autre. La proximité d'autrui est présentée dans le livre comme le fait qu'autrui n'est pas simplement proche de moi dans l'espace, ou proche comme un parent, mais s'approche essentiellement de moi en tant que je me sens - en tant que je suis - responsable de lui.

C'est une structure qui ne ressemble nullement à la relation intentionnelle qui nous rattache, dans la connaissance, à l'objet - de quelque objet qu'il s'agisse, fût-ce un objet humain. La proximité ne revient pas à cette intentionnalité ; en particulier, elle ne revient pas au fait qu'autrui me soit connu. (...) Le lien avec autrui ne se noue que comme responsabilité, que celle-ci, d'ailleurs, soit acceptée ou refusée, que l'on sache ou non comment l'assumer, que l'on puisse ou non faire quelque chose de concret pour autrui." Éthique et infini. Emmanuel Lévinas ]

Extrait d'un article du BLOG "L'instit Humeur"

Pourquoi je ne ferai pas grève le 14 contre la réforme des rythmes scolaires

Publié le 9 novembre 2013

Vincent Peillon a intérêt à bien profiter du weekend du 11 novembre. Juste après, plusieurs grèves et manifestations auront lieu autour de l’école, principalement dirigées contre les nouveaux rythmes scolaires : mardi 12, des agents territoriaux ; mercredi 13, des associations de parents d’élèves ; jeudi 14, les instits. Ce devrait être très suivi, malgré la cacophonie syndicale, car beaucoup sont remontés. Personnellement, j’ai décidé de ne pas faire grève. Pas cette fois-ci. Voici mes raisons.

Parce que cette grève est trop politisée

C’est le lot de toute grève d’être instrumentalisée, récupérée, politisée. Mais celle-ci promet, au regard des dernières semaines, de l’être particulièrement.

L’UMP en ordre de marche pour les municipales

On a dit ici-même ce qu’on pensait de l’arrivée de l’UMP, il y a quelques semaines, dans le « débat » autour des rythmes scolaires. Voilà un parti qui ne s’est pour ainsi dire pas exprimé sur les questions d’éducation depuis 18 mois (on s’en fout un peu de l’éducation, faut dire, à l’UMP), qui est à l’origine même du bazar généré par la réforme actuelle, et qui a soudainement pris conscience du levier formidable que constitue la grogne observée sur le terrain. Les rythmes scolaires sont un sujet éminemment municipal, puisque les communes sont décisionnaires et financent en partie la réforme. Une aubaine en vue des Municipales de 2014 : voilà typiquement le genre de thème, très ancré localement, qui peut faire basculer une circonscription… Les antennes locales de l’UMP sont donc très actives ces derniers temps, ça se sent sur le terrain. Le parti a fait imprimer un million de tracts portant sur les rythmes et, à l’Assemblée, le groupe UMP a fait une proposition de Loi donnant plus de pouvoir aux mairies tout en les exonérant des frais engendrés.

C’est de bonne guerre, me dit-on, et la gauche aurait fait pareil. Certainement, sauf que moi je m’en fous, je veux qu’on parle d’école, d’éducation, d’enseignement, d’apprentissages et de conditions d’apprentissages, de réformes à mener et de la manière de les mener (car il FAUT réformer les rythmes !). Et la stratégie de l’UMP, limpide, se limite à capitaliser sur la grogne, pas à construire une alternative.

Embusquées, les idéologies du printemps…

Au-delà de la politique, il y a les idéologies. J’ai été très frappé de découvrir devant les portes de mon école ces deux affiches :

Mis sur un même niveau, deux sujets n’ayant rien à voir, pris dans l’amalgame idéologique le plus douteux… Il faudra m’expliquer sérieusement ce que les rythmes scolaires, qui relèvent de la politique publique d’éducation, et la notion de gender (session de rattrapage ici), peuvent bien avoir de commun ! La réponse se trouve dans la signature de ces tracts, clairement assumée : c’est le « printemps français », collectif formé à l’occasion des manifs contre le mariage pour tous, qui est l’auteur de ce rapprochement. On sent bien que les rythmes scolaires ne sont ici présents qu’en tant que vecteur d’une idéologie qui se veut bien plus vaste, ultraréactionnaire et très orientée politiquement. (Afin de mieux comprendre comment le « printemps français » voit l’école et les enseignants, je vous recommande chaudement cette BD). Le « printemps français » milite activement sur le terrain pour des manifestations d’ampleur contre les rythmes, avec l’espoir que tout ceci débouchera sur l’arrivée d’un personnel politique plus en phase avec les… valeurs revendiquées.

Des enjeux politiques, même pas éducatifs

On va me rétorquer qu’au fond, c’est idéologie contre idéologie. Sauf que moi, je m’en fous des idéologies ! Je pense à mon école, à mes élèves, à leur réussite, à mon métier, à mon quotidien ! Ce n’est pas le cas de ceux qui jouent en coulisse leur propre partition en se contrefoutant royalement des questions d’éducation.

Il faut être clair : les enjeux de cette grève seront essentiellement politiques, pas ou très peu éducatifs. La question n’est pas tant de savoir ce qu’elle va changer concrètement concernant la mise en place des nouveaux rythmes, mais à quel point le ministre et le pouvoir en place seront fragilisés et de quelle manière les élus locaux vont se positionner en vue des prochaines municipales. Ces enjeux ne me concernent pas.

On me rétorquera que ce qui compte, c’est la motivation première de chacun, les raisons qu’il a de faire grève, que la politisation de la grève ne doit pas empêcher ceux qui sont en première ligne de s’exprimer, au contraire, il faut qu’ils occupent la place, etc… Je sais bien. Mais la seule pensée de voir, au JT de 20 heures le 14 au soir, des individus sans scrupule tirer profit de ma participation à la grève à leurs fins politiciennes et personnelles, sans aborder les questions de fond, me donne des boutons.

Cette grève, je l’ai déjà faite

C’était le 22 janvier 2013, les instits parisiens faisaient très massivement grève : près de 80% de grévistes ! A l’époque, Paris faisait partie des rares communes (1 sur 5) ayant opté pour la mise en place des rythmes dès la rentrée 2014 et ses enseignants avaient essayé de dire leur inquiétude, leur désapprobation, voire leur opposition à la réforme. Je me souviens que cette grève, une vraie grève d’instits pour le coup, peu politisée, avait été menée contre le reste du monde ou presque. Les raisons et arguments du mécontentement avaient été exposés, mais n’avaient jamais rencontré d’interlocuteur : personne n’avait écouté ce qu’ils avaient à dire, les instits parisiens avaient été accusés d’égoïsme, de "corporatisme étriqué lamentable", de que sais-je encore, et la totalité des médias, y compris les plus modérés, avait sorti le vitriol dans une belle unanimité pour condamner le mouvement avec des mots d’une rare violence – faut-il (re)lire cet édito du Monde, courageusement non signé et devenu culte ?..., ou peut-être (re)lire à la place cette réaction d’écoeurement au lendemain de la grève.

Le pire, peut-être, est que nombre d’arguments énoncés, de problèmes évoqués, d’inquiétudes esquissées en janvier dernier se sont, dix mois plus tard, transformés en une réalité dont la plupart des observateurs ont rendu compte ces dernières semaines – y compris une bonne partie de ces mêmes médias qui relaient aujourd’hui ce qu’ils n’ont pas voulu entendre hier.

Alors pourquoi ferais-je cette grève, moi qui l’ai déjà faite et qui ai ramassé des coups de bâtons pour ma bonne peine ? Pourquoi ferais-je cette grève, moi qui ai donné 80 € de mon salaire il y a 10 mois pour dire que cette réforme des rythmes scolaires n’était pas la bonne, pas comme ça, pas dans ce timing, pas de cette manière, pas dans ce contexte économique, pas avant d’autres chantiers, et qui ai vu en retour le ban et l’arrière-ban me tomber sur le coin de la tronche ? Désolé les gars, ce sera sans moi. Cette grève-là, je l’ai faite : j’en garde un mauvais souvenir, comme une amertume collée au palais.

Mais libre à d’autres de la faire. En janvier, seuls les instits parisiens avaient fait grève parce que seuls ils le pouvaient. Les syndicats des autres académies s’étaient empressés de ne rien faire, de ne pas poser de préavis (et eux aussi d’enfoncer les parisiens), au grand dam de nombreux instits qui auraient volontiers participé partout en France. 10 mois plus tard, c’est désormais possible, et l’attente n’a pas calmé les ardeurs, au contraire…

Extrait d'un article

Ecole : s’y rendre à pied ou à vélo améliore la concentration

Les enfants qui marchent ou utilisent leur vélo pour se rendre à l’école montrent une plus grande capacité de concentration. C’est ce qui ressort d’une étude à grande échelle dans les écoles danoises. Si vous avez l’habitude de déposer vos enfants en voiture à l’école, vous ne leur rendez donc pas service !

Le projet danois “Mass Experiment 2012” a examiné le lien entre qualité de l’alimentation, exercices et capacités de concentration. Près de 25 000 élèves âgés de 5 à 19 ans ont participé à l’étude, en répondant à des questions sur leurs habitudes en termes d’exercices physiques et en passant un simple test de concentration. Il consistait à réaliser un puzzle en forme de visage. Les résultats des enfants « transportés » en voiture, bus ou train se sont avérés moins bons que ceux des enfants qui effectuent eux-mêmes (à pied ou à vélo) le trajet domicile-école. L’effet bénéfique de cet exercice de début de journée perdure toute la matinée.

“C’est très intéressant de constater que l’exercice physique effectué pour se rendre par ses propres moyens à l’école agit positivement sur la capacité de concentration durant environ quatre heures » précise Niels Egelund, professeur à l’Université de Aarhus et responsable de la recherche. “La plupart des gens ont conscience que l’on se sent mieux après un effort physique. Ce qui surprend ici, c’est que l’effet dure si longtemps ».

Autre illustration des résultats : un élève de troisième cycle qui vient à vélo à l’école présente des capacités de concentration égales à celles d’un élève qui serait 6 mois plus loin dans ses études.
D’autres études ont aussi démontré que les enfants que l’on conduit en voiture à l’école ont une moins bonne appréhension de la géographie de leur lieu de vie et une connaissance moins fine de leur environnement.

Le professeur Egelund pense qu’il y a une connexion profonde entre la manière dont nous bougeons notre corps et celle dont notre esprit travaille. On apprend aussi par nos mouvements et cela nous aide ensuite pour travailler au niveau cognitif.

Profitez donc du printemps avec – en principe – une météo motivante, pour changer les habitudes de la famille et privilégier la pratique de la marche et du vélo, des modes doux de déplacement, bons pour la planète mais aussi pour la « performance » scolaire de votre progéniture.

Tant qu’à faire, veiller aussi à son menu alimentaire.

C’était l’autre aspect de l’étude gérée pour l’édition 2012 par des chercheurs des universités de Copenhague et d’Aarhus. Au-delà de l’impact de l’exercice physique sur les capacités de concentration, elle entendait encore déterminer de quelle manière un petit déjeuner, des en-cas et le repas de midi pouvaient influencer ces dernières.

Sur ce plan, pas vraiment de surprise : des repas sains et réguliers pendant la journée scolaire ont un effet positif sur les capacités de concentration, un constat important alors que les adolescents ont tendance à négliger les fondamentaux d’une bonne alimentation. A noter que cet effet d’un bon rythme de nutrition est moins marqué que celui de la marche ou de la pratique du vélo.

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